 |
|
L'Assemblée constituante en Bolivie. Une occasion manquée |
|  | |
Par Jorge Lazarte R. L'Assemblée constituante, née de l'idée communément partagée que sa réunion offrirait l'occasion historique de former un nouveau "pacte" entre Boliviens pour vivre ensemble leurs différences, s'est transformée en un espace de confrontation. D'ores et déjà, le projet de constitution qui a été approuvé risque ne pas être appliqué par tous. Les sentiments d'hostilité collective et d'intolérance entre les différentes composantes de la société se sont accrus, tandis que les institutions sont chaque jours plus fragiles, l'autorité de l'État remise en question, et le gouvernement sans effet sur une bonne partie du territoire. Les tentatives de dialogue ont échoué et leurs possibilités de réussite s'éloignent. Dans un contexte d'incertitude, le futur semble s'orienter vers un retour du pays à l'instabilité.
Voir plus |
| ![]() |
| |
L'économie politique du populisme bolivien au XXIe siècle |
|  | |
Par Juan Antonio Morales
Les expériences populistes sont récurrentes en Amérique latine. L'un des cas les plus évidents est celui de la Bolivie sous le gouvernement du MAS et la présidence d'Evo Morales dont la caractéristique principale est d'intégrer les revendications ethniques et linguistiques de la ppopulation indigène. Ce populisme, comme ses prédécesseurs, met l'accent sur la redistribution de la richesse nationale et accorde une place centrale au rôle économique de l'État et à des politiques nationalistes, privilégiant les bénéfices politiques à court terme aux dépens des conséquences à plus long terme.
Voir plus |
| ![]() |
| |
Critique du texte constitutionnel bolivien |
|  | | Par Jorge Lazarte, membre de l'assemblée constituante de Bolivie, ancien magistrat de la Cour nationale électorale.
Cette série de neuf chroniques, rassemblées ici en un seul fichier, a été publiées ces dernières semaines dans le quotidien bolivien La Razón. Le texte intégral de la Constitution peut être consulté ici.
Voir plus |
| ![]() |
| |
Populisme et démocratie en Amérique latine |
|  | | Notes et réflexions de Roger Bartra.
L'aprisme, le cardénisme, le péronisme et le "varguisme" semblaient avoir disparu de la scène, et les échos du populisme de Paz Estenssoro en Bolivie, ceux de Velasco Ibarra en Équateur et de Jorge Eliécer Gaitán en Colombie ne se faisaient plus entendre. Mais, au cours des dernières années, les pas du populisme ont recommencé de résonner. Depuis 1988 au Mexique, on observe un retour du cardénisme, en 1998, Hugo Chavez devient président du Venezuela, et en 2006 deux campagnes électorales victorieuses portent Rafael Correa et Evo Morales à la tête de l'Équateur et de la Bolivie. Au Pérou, la même année, un populiste aggressif, Ollanta Humala, affronte le candidat de l'APRA, Alan García. Et au Mexique l'élan populiste d'Andrés Manuel López Obrador le mène à deux doigts de gagner les élections présidentielles. Voici quelques années, nous avions pressenti ce retour à des styles populistes à travers les gouvernements de Menem et de Fujimori. Aujourd'hui, il ne fait aucun doute que le populisme est de retour.
Voir plus |
| ![]() |
| |
Cuba en Bolivie : antécédents |
|  | |
"L'exemple de la Bolivie, dont les mineurs ont vaincu l'armée à coup de dynamite, est dans tous les esprits. Mais, par chance, nous, les Cubains, n'avons pas à chercher ailleurs des modèles car les plus éloquents et les plus beaux sont ceux de notre propre patrie." (Fidel Castro, in La Historia me absolverá, 1953).
Cette citation est probablement la première référence castriste à la Bolivie et, avec le temps, elle a acquis un sens prémonitoire étant donné le rôle que Cuba a pu jouer par la suite en Bolivie. Si les Cubains n'avaient pas alors besoin de chercher des exemples ailleurs en matière de révolution, comme l'exprime Fidel Castro avec une pointe d'arrogance, ce dernier saura imposer l'exemple cubain, non seulement en Bolivie et aux pays limitrophes, mais à tous le sous-continent et au-delà.
Par Elizabeth Burgos. Article publié dans la revue Encuentro de la cultura cubana, n° 44, Madrid, primavera de 2007, p. 129-142.
Voir plus |
| ![]() |
| |
Imaginer une nouvelle société : de la révolution politique à la "révolution anthropologique" à Mexico (1920-1950) |
|  | | La révolution mexicaine (1910-1920) a permis la formation d'une nouvelle classe politique qualifiée de jacobine autant pour son esprit anticlérical que pour sa volonté de développer une politique appuyée sur les masses. Ces révolutionnaires, qui se targuaient d'être des hommes d'action, c'est-à-dire des pragmatiques anti-intellectuels, cherchèrent à se distinguer de l'ancien régime porfiriste, très marqué par le positivisme. [Texte en espagnol.]
Par Beatriz Urías (Instituto de Investigaciones Sociales, Universidad Nacional Autónoma de México)
Voir plus |
| ![]() |
| |
Législation pénale sur la différence culturelle et production de l'altérité. Réflexions à partir d'un procès pour homicide à Cuzco |
|  | |
La gestion politique des différences culturelles n'est pas nouvelle au Pérou, depuis les Réductions coliniales jusqu'aux communuatés indigènes puis paysannes. Le Code Pénal de 1991 stipule l'atténuation de la peine pour des délits typifiés d'"erreur culturellement conditionnée".
On questionnera l'emploi de cette disposition légale qui établit un traitement juridique distinct entre citoyens selon leur identité ethnique. Un procès où fut jugé un homicide commis dans une communauté paysanne de Cuzco nous servira d'exemple. L'analyse de la sentence qui fut prononcée permet de réfléchir sur les ambiguïtés que comporte le recours à la notion de "culture" et l'application de ce type de législation différenciée.
Cet article de Valérie Robin Azevedo a été publié dans L’Ordinaire Latino-américain, 204, « (Des)illusions des politiques multiculturelles » (Robin Azevedo V. éd.), Mai-Août 2006 : 69-96.
Voir plus |
| ![]() |
| |
La démocratie mexicaine en 1952 |
|  | |
En janvier 1950, Jean-François Revel fut nommé professeur de philosophie au lycée français de Mexico. Son service comportait aussi quelques heures hebdomadaires à l’Institut français d’Amérique latine (IFAL) où il s’illustra en créant un ciné-club qui mettait à la portée du public les classiques du cinéma mondial.
Son séjour de presque trois années allait éveiller durablement son intérêt pour les sociétés et la vie politique latino-américaines, et il allait, par la suite, établir des relations d’estime et d’amitié avec des écrivains et des essayistes tels que Jorge Luis Borges, Octavio Paz, Mario Vargas Llosa, ou encore Carlos Rangel auquel il commanda l’ouvrage Du bon sauvage au bon révolutionnaire (édité en 1976 par Robert Laffont).
En mai 1952, sous le pseudonyme de Jacques Séverin, il publia dans la revue Esprit un article incisif et lucide, « historique » selon Octavio Paz, intitulé La démocratie mexicaine qui, selon sa propre expression, déclencha « un séisme psychologique national » (Mémoires. Le voleur dans la maison vide, Pocket, 1998, p. 285). Ce texte est consultable sur le site http://chezrevel.net/democratie-mexicaine/
Puissent sa lucidité et sa finesse servir d’exemple à tous ceux qui entreprennent de rendre compte des réalités de l’Amérique latine d’aujourd’hui !
Voir plus |
| ![]() |
| |
Multiculturalisme ou multinationalisme ? Critique des propositions du MAS |
|  | |
Au
cœur de l'agenda de l'Assemblée Constituante figure la définition du
type d'État que devra adopter la Bolivie et de ses bases sociales, question
qui va toucher à toutes les formes d'organisation étatique, y compris
la religion, les langues et les symboles nationaux. Fait partie de ce
débat la proposition d'un État plurinational défendue par le MAS et
les organisations proches du parti au pouvoir. Dans cet
article, nous tenterons de montrer quelles peuvent être les
conséquences de cette proposition pour le pays, question apparemment
banale, mais sur laquelle règne une certaine confusion, y compris de la
part d’analystes bien intentionnés qui la soutiennent d'une manière ou
d'une autre.
Par Jorge Lazarte R.
Voir plus |
| ![]() |
| |
Roger Bartra : Voyage au sein de la gauche mexicaine |
|  | | Né en 1942 dans une famille d’intellectuels catalans émigrés au Mexique au lendemain de la guerre civile espagnole, Roger Bartra est devenu au fil des années une figure de proue de l’intelligentsia mexicaine. Il retrace ici son itinéraire politique et intellectuel: sa rencontre avec le Parti communiste mexicain (PCM) dans les années 1960, ses réticences à l’encontre des théories foquistes et son séjour au Vénézuela à la fin de cette décennie. Il évoque ensuite ses travaux critiques sur le populisme révolutionnaire et sa découverte des thématiques démocratiques. Fort de son expérience au sein du PCM, comme de son travail de journaliste au sein du Machete puis de la Jornada il souligne enfin les limites de l’adhésion de la gauche mexicaine aux schémas démocratique, comme l’urgence d’un tel agiornamiento pour le pays.
Texte téléchargeable ici au format pdf [584 Ko].
Voir plus |
| ![]() |
| |
Cuba, le rôle de la terreur |
|  | |
La naissance et la longévité du régime dirigé depuis 1959 par Fidel Castro ne sauraient se comprendre sans s’interroger sur les différentes logiques qui permettent à la société cubaine de fonctionner comme un tout. Á cet égard, les témoignages d’anciens prisonniers politiques aujourd’hui en exil, le détail des abus perpétrés au sein des institutions pénitentiaires, ou les descriptions de l’univers coercitif au quotidien, attestent du rôle central d’une terreur multiforme, dont la présence n’a jamais cessé de se faire sentir. Pourtant, le rôle, la magnitude et finalement l’origine de cette terreur, restent l’objet de questions relatives au fonctionnement de la société cubaine. Ces questions ont trait à la façon dont diverses formes de violence et de contraintes fluctuantes ont contribué à la mise en place du régime castriste, et participent de la perpétuation de son pouvoir.
Ce texte de Vincent Bloch, publié avec l'autorisation de la revue Communisme, est téléchargeable au format pdf [352 K]
Voir plus |
| ![]() |
| |
Cuba, le sens de la lutte |
|  | |
Le projet révolutionnaire cubain avait instauré un dispositif institutionnel, des normes juridiques et un ensemble de droits sociaux dont le but était de créer à Cuba un « homme nouveau », luttant pour le bien commun dans une parfaite symbiose avec les valeurs politiques prônées par le régime. D’un côté prévalait un égalitarisme « strict », inscrit notamment dans des normes de consommation stables. De l’autre, la stratégie d’accès à davantage de faveurs passait par l’obtention d’un poste au sein du système politique ou du haut fonctionnariat, et à un moindre degré par la voie des qualifications professionnelles socialement valorisées par le gouvernement (santé, éducation). Si l’adhésion publique au régime était la norme pour tous, l’ascension sociale était la récompense d’un « comportement communiste exemplaire ». Enfin, les valeurs exaltées par le régime agissaient aussi comme des référents qui faisaient sens : désignation d’un ennemi, le capitalisme, installation dans une alerte permanente face aux menaces extérieure (les USA) et intérieure (les contre–révolutionnaires), lutte pour l’égalité et la justice sociale, par le communisme. Or, le tarissement de l’aide soviétique à partir de la fin des années 80 déclenche un effondrement du système économique cubain
Ce texte de Vincent Bloch, publié avec l'autorisation de la revue Communisme, est téléchargeable au format pdf [308 K].
Voir plus |
| ![]() |
|
|
|
|
 |
|