Accueil 
Español 


     S'abonner


  • L’arme de la statistique ethnique

  • Chroniques de la vie politique bolivienne IV : Démocratie et conflits sociaux en Bolivie

  • Chroniques de la vie politique bolivienne III : L'accalmie politique (1982-1989)

  • Chroniques de la vie politique bolivienne I : la démocratie entrevue

  • Chroniques de la vie politique bolivienne II : Le retour des militaires

  • Les relais indianistes en France (inédit)

  • La multiplication des indigènes

  • Armée et vaches grasses en Bolivie : du général Bánzer au général García Mesa

  • De l’indigénisme à l’indianisme : le cas de la Bolivie

  • Indiens et cholos du Pérou. L’analyse de François Bourricaud.

  • Identité et politique : le courant Tupac Katari en Bolivie

  • La solidarité syndicale bolivienne est-elle une particularité indienne ?

  • Le compérage à La Paz

  • L'émergence de Santa Cruz

  • L’arme de la statistique ethnique

    La question de savoir s’il faut ou non fabriquer une statistique nationale officielle qui prenne en compte l’existence d’ethnies ou de nations à l’intérieur d’un État se pose actuellement partout dans le monde. En Bolivie, et dans toute l’Amérique latine, cette pratique est inscrite dans l’histoire : le conquérant espagnol  comptabilisait déjà les populations indiennes, et  cette comptabilisation a continué depuis les indépendances nationales du XIXe siècle. C’est sur la manière de les compter que porte actuellement le débat, et sur la question de savoir s’il convient, ou non, de s’en tenir à la dichotomie indien/non-indien, et de prendre en compte, ou non, le brassage des populations depuis plus de cinq siècles.

    Le bref article qui suit, réponse à une prise de position de l’anthropologue bolivien Xavier Albó, est une contribution à ce débat. Une version abrégée a été publiée en Bolivie dans l’hebdomadaire Pulso (10 au 16 août 2007).

    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Chroniques de la vie politique bolivienne IV : Démocratie et conflits sociaux en Bolivie

    Le cas bolivien de transition démocratique paraît particulièrement intéressant en ce qu’il permet d’écarter des types d’approche à la fois structurels et déterministes des processus d’instauration des régimes démocratiques, en vogue dans les années 1960, proposés aussi bien par les courants marxistes que développementalistes, qui lient développement économique et développement politique ; la démocratie étant l’apanage des pays les plus riches.

    A contrario, il permet de montrer que c’est plutôt dans la dynamique conflictuelle des groupes organisés pour la captation du pouvoir qu’il faut chercher les raisons des transitions politiques.

    Ce texte a été présenté lors des journées de politologie de l’Institut français d’études andines à Lima (Pérou) des 3 au 6 juin 1991. Il a fait l’objet d’une publication en espagnol : « Conflictos sociales y democracia en Bolivia » in Democracia etnicidad y violencia politica en los paises andinos, Lima, IFEA/IEP, 1993.


    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Chroniques de la vie politique bolivienne III : L'accalmie politique (1982-1989)

    Après une phase militaire particulièrement agitée de 1964 à 1982 (un président tous les 13 mois), la Bolivie est revenue à des formes constitutionnelles de gouvernement. Et en 1985, pour la première fois dans l'histoire du pays, un Président élu démocratiquement a transmis le pouvoir au candidat d'un parti opposé, lui aussi démocratiquement élu ; un scénario qui s'est répété en août 1989.

    Publié dans Culture et conflits, n° 1, 1990, p. 151-166. En téléchargement ici.


    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Chroniques de la vie politique bolivienne I : la démocratie entrevue

    Après sept années d’occupation du pouvoir, le général Hugo Banzer décide d’organiser des élections le 9 juillet 1978. Malgré une fraude massive, le candidat imposé par le gouvernement sortant, le général Juan Pereda, ex-ministre de l’Intérieur, n’arrive pas à s’imposer par la voie des urnes ; il décide alors d’accéder à la présidence par un coup d’Etat, le 21 juillet 1978. C’est le début d’une succession rapide de gouvernements civils et militaires qui durera jusqu’en 1982.

    « Bolivie : La démocratie entrevue », Problèmes d’Amérique latine, LIV, décembre 1979.


    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Chroniques de la vie politique bolivienne II : Le retour des militaires

    Après sept années de présidence (1971-1978) du général Banzer, une nouvelle période d’instabilité politique débute en Bolivie. Sous la pression conjuguée de l’administration du président Carter aux Etats- Unis et de divers secteurs nationaux (fractions de l’armée, partis, syndicats, églises), des élections sont organisées en juillet 1978 pour élire à la fois un président de la république et des parlementaires : députés et sénateurs. Ces élections sont entachées de nombreuses irrégularités et malgré des résultats qui le portent en tête du scrutin, le candidat qui bénéficie du soutien officiel, le général Pereda, prend le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat.

    « Bolivie : Le retour des militaires », paru dans Problèmes d’Amérique latine, 62, 4e trimestre 1981.



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Les relais indianistes en France (inédit)

    L’exposé qui suit a été présenté à la Journée d’études de l’ Équipe de recherche sur les sociétés indiennes paysannes d’Amérique latine (ERSIPAL) du Centre de recherches et d’études de l’Amérique latine (CREDAL), en mai 1983, sous le titre : "Les relais de l’indianisme en France : organisations et idéologies". Il rassemble quelques réflexions sur les discours indianistes et sur les associations et les personnes qui, en France, en assurent le relais ou en élaborent la substance. On verra qu’il n’y a pas de différences notables entre les écrits proposés par les Indiens indianistes et leurs correspondants français indianistes, et que l’on peut schématiquement les ranger en deux grands courants que j’ai choisi de placer sous les rubriques « le bon sauvage » et « le bon révolutionnaire », en reprenant le titre du livre de Carlos Rangel, Du bon sauvage au bon révolutionnaire (Robert Laffont, 1976). On verra aussi que les termes du débat n’ont guère évolué depuis lors. Mais l’option néo-culturaliste – qui est en fait une option naturaliste - selon laquelle les sociétés indiennes véhiculent un ensemble de traditions et de valeurs inchangées depuis l’époque précolombienne qu’il conviendrait de copier pour faire pièce aux méfaits de la civilisation occidentale, bien constituée à l’époque, a aujourd’hui gagné tellement de terrain qu’elle habille le discours de la quasi totalité des luttes indianistes.

    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    La multiplication des indigènes

    Sous des prétextes divers, comme ceux de la réparation des blessures causées par la colonisation, la préservation ou la restauration de cultures en danger ou en voie de disparition, la conservation de la nature, notamment, les inventaires et comptabilisations des ethnies et de leurs membres foisonnent, servant à justifier les nombreux financements de la communauté internationale des projets qui leurs sont destinés (de développement, de gestion de la biodiversité, éducatifs, de santé…).

    Ces comptabilisations qui reposent sur une conception schématique et figée de l’identité ethnique renvoyant in fine à la seule origine des individus, posent problème ; et selon les critères pris en compte pour caractériser l’appartenance ethnique, elles font apparaître des ensembles de taille très différente. Le texte qui suit commente les résultats de trois ouvrages boliviens récents traitant de ces questions.

    Les illustrations de cet article sont du peintre et sculpteur Jorge Carrasco (1919-2006). On lui doit notamment les fresques de l'église de Le Menoux(36), bourg où il a vécu de 1967 jusqu'à son décès.



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Armée et vaches grasses en Bolivie : du général Bánzer au général García Mesa

    En 1964, les forces armées boliviennes prennent le pouvoir par un coup d’état. Elles restent à la tête du pays jusqu’en 1978. Commence alors une période confuse d’alternance entre des gouvernements civils et militaires qui se termine en 1982 par le retour à des régimes civils et constitutionnels. Pendant toutes ces années, et principalement pendant la présidence du général Hugo Banzer (1971-1978), l’armée bolivienne s’est renforcée et ses officiers ont bénéficié d’une nette amélioration de leur niveau de vie. Le propos de cette étude écrite en 1980 est de tenter la formulation de quelques hypothèses quant aux liens entre l’« embourgeoisement » de l’armée et la suite des coups d’état qui a secoué le pays entre 1978 et 1980.



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    De l’indigénisme à l’indianisme : le cas de la Bolivie

    ©Daniel Delaunay - OrurovilqueLe 500ème anniversaire de la conquête des Amériques a suscité de nombreuses polémiques. C’est l’occasion de tenter, non seulement de comprendre ce qui motive ces critiques aux yeux de ceux qui se veulent les descendants des conquis, mais aussi de dresser un bilan des luttes qui, en Bolivie, au fil des ans, au cours du 20ème siècle, ont pris l’Indien pour prétexte. Version espagnole ici.



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Indiens et cholos du Pérou. L’analyse de François Bourricaud.

    ©Daniel Delaunay - calle de CochabambaFrançois Bourricaud a séjourné une première fois au Pérou pendant deux années, en 1952 et 1953. Il y a recueilli les matériaux de son livre Changements à Puno. La collecte des données et l’écriture de son ouvrage majeur consacré à ce pays, Pouvoir et société dans le Pérou contemporain, ont eu lieu en 1963 et 1964. Par la suite les problèmes politiques et sociaux péruviens lui ont encore fourni la matière de nombreux articles, principalement à la fin des années 1960 et jusqu’en 1974. Version espagnole ici.



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Identité et politique : le courant Tupac Katari en Bolivie

    Affiche Tupac KatariEn Bolivie, la mobilisation indianiste démarre au début de la décennie 1970 au sein des syndicats paysans de l’altiplano. Il prend le nom de Tupac Katari, chef d’un des soulèvements les plus importants de l’époque coloniale contre la couronne espagnole, pour symboliser la continuité du combat indianiste actuel avec celui de ce résistant célèbre.

    Comment interpréter l’irruption de ce courant syndical, et bientôt politique, dans le paysage social bolivien ? Tel est l’objet de cet essai écrit en 1982, avant la mise en perspective historique de Silvia Rivera Cusicanqui (Oprimidos pero no vencidos. Luchas del campesinado aymara y qhechwa, La Paz, Hisbol, 1986) et l’importante somme documentaire de Javier Hurtado (El katarismo, La Paz, Hisbol, 1986). Dès lors que l’indianisme s’est transformé en un courant politique central en Bolivie et dans d’autres pays du continent américain, il me paraît important de remettre en circulation ce texte tiré à quelques exemplaires, et connu seulement de quelques initiés. Téléchargeable au format pdf ici [64 p., 3,5 Mo].


    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    La solidarité syndicale bolivienne est-elle une particularité indienne ?

    Depuis la révolution de 1952 jusqu’au début des années 1980, la vie politique de la Bolivie a été marquée par l’omniprésence des syndicats encadrés par la Centrale ouvrière bolivienne(COB), à tel point point qu’à divers moments ils ont semblé, sinon effacer les partis politiques, du moins les supplanter. Le pari de l’analyse qui suit est de tenter une explication de cette particulière vigueur. 

     Matériaux pour l’histoire de notre temps, Paris, BDIC, 1992, vol. 27, n° 27, p. 46-51. Texte en ligne ici.



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    Le compérage à La Paz

    ©Daniel Delaunay - La Paz, San FranciscoNotre idée de départ est que l'organisation politico-administrative de la Bolivie a un mode de fonctionnement à mi-chemin entre les types-idéaux bureaucratique et traditionnel tel que les définit Max Weber.

    "Compérage, stratification sociale et rapports de pouvoir: une enquête à La Paz", Cahiers de Amériques latines, 13-14, 1976. Texte intégral en téléchargement ici [format pdf, 23 p., 1,4 Mo].



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure




    L'émergence de Santa Cruz

    Aujourd’hui, la conurbation de Santa Cruz de la Sierra est la seconde de Bolivie (1 200 000 habitants), juste après le complexe urbain La Paz-El Alto (1 450 000 habitants). Et le département de Santa Cruz engendre plus du tiers du PIB du pays. Depuis les années 1950, Santa Cruz et sa région se posent en championnes de la lutte contre le « centralisme » politique et administratif de La Paz, où siège le gouvernement. Et actuellement son opposition prend la forme d’une demande d’autonomie départementale ; autonomie en faveur de laquelle les crucéniens se sont prononcés à plus de 70% lors d’un référendum national qui a eu lieu le 2 juillet 2006 – le département de La Paz votant, quant à lui, à plus de 70% contre.

    Le texte qui suit, écrit il y a plus de 20 ans fournit quelques clefs pour comprendre la genèse du régionalisme de Santa Cruz et, par conséquent, éclairer sa demande actuelle d’autonomie.
     

    « Instabilité politique et pouvoir régional : l'émergence de Santa Cruz (1952-1982) », Problèmes d’Amérique Latine, 76, 2ème trimestre 1985. 



    >> Voir plus


    Retour à la partie supérieure






       

    © 2006-2007 - G. Bataillon - M.-D. Demélas - J.-P. Lavaud   Site créé et hébergé par Todacom SA.